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La ferme fortifiée

La ferme dite « Choné » et ses fortifications sont les vestiges de l’ancien château des comtes Ferri de Ludre.

Située au cœur de la ville, la ferme dite Choné et ses fortifications sont les vestiges de l’ancien château des comtes Ferri de Ludre.

Symbole de la puissance seigneuriale, la château a aussi protégé la population et accueilli des chefs de guerre.

Bâti au début du XIIIe siècle, ce château est à l’origine une maison forte. Ferri de Frolois, écuyer bourguignon, épouse Cécile d’Amance, veuve du chevalier Perron, seigneur de Ludres. Le couple rachète alors à Jean de Bures, héritier de Perron, cette maison forte, un moulin, des prés, des champs, des vignes et les serfs attachés à cette terre.

En 1282, Ferri de Frolois, écuyer bourguignon, épouse Cécile d’Amance, veuve du chevalier Perron, seigneur de Ludres. Le couple rachète alors à Jean de Bures, héritier de Perron, une maison forte, un moulin, des prés, des champs, des vignes et les serfs attachés à cette terre.

Ferri de Frolois, devenant ainsi seigneur de Ludres, portera désormais, selon l’usage de l’époque, le nom de sa seigneurie et se nommera Ferri de Ludres.

La maison forte occupe le côté ouest d’une plate-forme entourée de profonds fossés. Une grande cour permet d’accueillir les villageois et leur bétail pendant les périodes troublées qui sont nombreuses à l’époque. Des tours d’angle et un pont-levis assurent la défense de l’ensemble. Le ruisseau qui traverse le village a rempli les fossés de plusieurs mètres d’eau qui constituent une sécurité en cas d’attaque.

En 1587, pendant les guerres de religion, une armée catholique commandée par le duc de Lorraine et le duc de Guise, et une armée protestante forte de 25 000 hommes commandée par le duc de Bouillon, se livrent des combats d’escarmouche autour du confluent de la Moselle et du Madon. Du 8 au 12 septembre, le duc de Guise et son état-major occupent le château de Ludres avant de partir pour Toul.

En octobre 1635, pendant la guerre de Trente Ans, une bande de maraudeurs suédois de l’armée de Saxe-Weimar vient mettre Ludres à sac. Plusieurs ludréens, tirés par les soldats, décédèrent de mort violente. Réfugiés dans le château où ils essuient des coups de mousquets des pillards, nos ancêtres virent avec soulagement les suédois se retirer et aller participer au pillage de Saint-Nicolas-de-Port.

Aujourd’hui, le château n’est plus… La ferme est devenu un lieu d’habitation privée où se révèle en son cœur un magnifique jardin.

Sources : « Ludres des origines à nos jours », Jean-Paul Lagadec, opus cité.

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