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Historique

L'histoire

Les premiers ancêtres des Ludréens furent certainement les hommes préhistoriques qui s'installèrent dans les hauteurs de la ville, sur les coteaux. Mais Ludres existe avec certitude au moins depuis l'Âge du fer, 500 avant Jésus-Christ. Et la ville a toujours été habitée depuis, par les Gaulois, par les Romains, par les Mérovingiens, par les Carolingiens et par tous ceux qui suivirent. Tous ont laissé des traces de leur passage, des traces de leur existence.

Au camp d'Affrique, qui à 410 m d'altitude domine toute la vallée, ont été découvert des murs, des remparts, des fortifications. Ce sont les premiers vestiges de Ludres. À lui seul, le village est un véritable site gallo-romain. Plusieurs villas de cette époque, dispersées dans la commune, ont été retrouvées. Même des peintures murales ont été mises au jour. Aux Terrasses, plusieurs tombes mérovingiennes ont été découvertes.

fouilles4 basfourneau

La découverte la plus extraordinaire a été faite en 1984, lors des travaux pour la construction du nouvel Hôtel de Ville. En plein centre du vieux village, place Ferri-de-Ludre, a été faite une découverte unique en Europe : un bas fourneau d'exploitation du minerai de fer, remontant à l'époque Carolingienne. Il y a plus de 1 000 ans, donc, Ludres était déjà une cité sidérurgique, où on travaillait le fer. Les fouilles ont duré 6 mois. Les archéologues ont sorti de terre des tuyères, des déchets sidérurgiques, des scories, des morceaux de minerai de fer et de charbon, de bois, des céramiques... et d'autres bas fourneaux. Cinq au total ont été exhumés du sol de Ludres. Ces vestiges ont évidemment passionné le musée du Fer de Jarville, qui en abrite désormais la plupart et font de Ludres un site exceptionnel.

La châtelaine

comtef Comte Ferri de Ludre

Ludres la châtelaine, c'est l'histoire des comtes de Ludre. Ils furent plusieurs à s'appeler ainsi : le premier, Ferri de Frinéis devint Ferri Ier de Ludre en 1283, quand il fut propriétaire du chateau, probablement bâti quelques années plus tôt. Il en fit une véritable forteresse, qui fut le bastion de ses descendants, aux nombreux faits de gloire pour leur famille. Ferri II infligea une défaite à Jean le Bon, roi de France. Ferri III contraint la ville de Metz à signer un traité de paix avec lui. Et Ferri IV fut fait chevalier par Louis XII, tout comme son frère Nicolas.

En 1373, rançonné par Philippe de Ludre, un riche marchand lombard est sequestré dans le chateau. En 1635, les habitants de Ludres et de Richardménil, assiégés par les Suédois, y trouvent refuge pendant 15 jours.

Le chateau fut détruit à la Révolution. Il n'en reste plus aujourd'hui que quelques remparts, au-dessus du village, et la ferme, en contrebas, mais qui fut reconstruite en 1830.

Au début du XXe sicèle, le comte Ferri de Ludre a lui aussi eu une certaine renommée : élu en 1902, maire de Richarménil, il fut également élu député de Meurthe-et-Moselle. Il consacra sa vie à la défense des droits des plus démunis. Le jour de sa mort sur les champs de bataille, le 20 mai 1915, l'Assemblée adopta son projet de loi en faveur des veuves et des orphelins de guerre. Respectant la tradition, le caveau de
la Famille de Ludre est toujours conservé dans l'église du village, autre témoin du passé.

Le bon curé

Le bon curé de Ludres se prénommait Jean-Baptiste, et il exerça son sacerdoce à Ludres d'avril 1752 à la fin de l'an 1754. Au début de l'année 1755, Monseigneur Drouas, évêque de Toul le pria en effet de démissionner, à la grande satisfaction de la Comtesse Catherine de Hausen, qui se plaignait de la mauvaise conduite de son curé. On lui reprochait alors de « trop aimer la bonne chère et les plaisirs de la table », et il était aussi accusé d'un certain nombre de « délits de chasse ». Quelques temps plus tard, par décision de l'évêque, le curé fut enfermé à Médreville.

Il en fut libéré en juillet 1757, et s'en fût aussitôt au parlement de Lorraine. Il voulait retourner à sa cure, dont disait-il, il avait été expulsé violemment. Dès lors, des rumeurs circulèrent dans la paroisse, attirant l'attention de la police.petitescroix Le 13 du même mois, Jean-Baptiste était arrêté. 14 jours plus tard, il était jugé, sans avocat et condamné à être étranglé, puis brûlé sur un bûcher. Il faut dire que lors du procès, nombre de Ludréens, enfants et adultes, étaient venus à la barre pour témoigner et accuser leur ancien curé.

La sentence fut éxécutée le 3 août. Le bûcher fut dressé tout près de ce qui est aujourd'hui l'avenue du Bon Curé. Celui-ci fit preuve d'un tel courage que les prêtres présents au supplice furent alors convaincus de son innocence. La Lorraine était secouée.

Des partisans du prêtre de plus en plus nombreux, étaient persuadés qu'il avait été victime d'une erreur judiciare. Les Ludréens étaient montrés du doigt, et avaient été surnommés les "rotisseurs". Alors, commence la légende qui veut que le lieu du martyre soit devenu un endroit exceptionnel, un lieu où les femmes venaient prier, où des malades étaient guéris... miraculeusement, évidemment. Un lieu où jusqu'au début du siècle, des petites croix étaient plantées. La légende veut aussi que le malheur se soit abattu sur ceux qui brisaient les croix.

La ville du fer

Au Moyen-Âge, la mine de Ludres était probablement la plus productive de toute la Lorraine. Malheureusement, son activité a été abandonnée durant plusieurs siècles.

Il faut attendre 1856 pour que la cité sidérurgique antique renoue avec le fer et que les Ludréens retournent à la mine. Commence alors une période de prospérité, dont les anciens du village parlent encore quelquefois. Ludres a besoin de main-d'oeuvre. Et la main-d'œuvre arrive. De 419 habitants en 1872, sa population passe à plus de mille en 1881.

Trait de gloire pour la ville : c'est le minerai extrait de ses mines qui a servi à l'érection de la Tour Eiffel. Minerai préalablement fondu dans les hauts-fourneaux de Jarville et de Pompey. Trait du hasard et du destin : cette même ville qui a fourni son fer pour fabriquer la première antenne de télévision de France (cette même Tour Eiffel) fut la première des villes françaises à avoir un réseau complet de télévision par câble. Ludres a ainsi donné 7 000 tonnes de son fer pour le monument du pays le plus célèbre à l'étranger.

minesLa production record des mines ludréennes est atteinte en 1903, avec 316 423 tonnes de minerai. Mais la seconde période du fer ne dure pas non plus. Et les mines ferment en 1934, reléguant définitivement au passé l'histoire sidérurgique de la ville. Une histoire qui, elle aussi, a laissé des traces ; présentes, perceptibles, actuelles. Bien sûr, le travail harassant des hommes, des femmes et des enfants n'est plus décrit que dans les livres. Mais il reste des bâtiments, des constructions qui ont suivi une nouvelle destinée.

Ainsi, le Centre Georges Brassens qui était auparavant l'ancienne écurie de chevaux des mineurs et la maison du chef charretier. Ou l'école Jacques-Prévert qui est située à l'emplacement de l'ancienne coopérative. Ou bien encore les locaux de l'Etrier de Lorraine qui ne sont rien d'autre que les anciennes écuries de la mine du coteau. Les tireurs à l'arc vont s'entraîner aujourd'hui sur l'ancienne voie ferrée de stockage. Et dans la rue de Secours, les maisons ont toujours à leur fronton les losanges de faïence jaune et verte, signe qui indiquait leur appartenance à la Compagnie du Nord-Est.

Bien sûr, bien avant le village, un lieu-dit porte toujours ce nom. Un nom qui vient d'immenses bâtisses, appelées les baraques, installées là pour loger les ouvriers et leurs familles. Le chemin des Wagonnets est toujours là, mais plus les rails qui apportaient le minerai jusqu'à la gare. Ludres est donc imprégnée à tout jamais de son passé minier, qu'elle a tenu à symboliser sur son blason par une lampe, un pic et un marteau de mineur.

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blasonMairie de Ludres - 1, Place Ferri de Ludre - BP 90072 - 54711 LUDRES Cedex - Mairie de Ludres, © 2011
Horaires de la Mairie : Lundi-Vendredi : 8h-12h / 14h-17h30. Samedi : 9h-12h (permanence Etat Civil) - Tél : 03 83 26 14 33
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